21.03.2007
Maman, j’aimerai bien prendre l’avion!
« Il y a des jours comme ca où tout ne va pas pour le mieux, y’a des jours, où tout part en couilles, tout…… » ou comment en l’espace de 3 jours, American Airlines a fait de ma vie un cauchemar….Ils m’ont mis la fièvre !
Vendredi 16 Mars : Zeenat et moi sommes censés repartir de Punta Cana direction New York à 16h30. Nous arrivons à l’aéroport à 14h30 et une longue file nous attend au stand d’American Airlines. Les premières rumeurs de retard et d’annulation circulent auxquelles on ne prête pas vraiment attention. Arrivés devant le guichet, il faut se rendre à l’évidence, le vol AA est annulé en raison d’une tempête de neige assez violente sur NY. On nous propose deux options. Partir pour San Jose (Porto Rico) ou rejoindre l’aéroport de La Romana pour s’envoler le samedi direction Miami. Le prochain vol pour NY depuis Punta Cana étant fixé au Mardi, on se dit qu’on aura plus de chances de rejoindre NY depuis Miami. On booke nos deux places sur le vol pour Miami et on s’imagine déjà devant rejoindre NY en voiture (20 heures de route) pour que Zeenat, qui commençait un nouveau boulot lundi matin, puisse prendre son vol direction Los Angeles le dimanche soir au départ de NY.
American Airlines évoque des raisons exceptionnelles dues à la météo capricieuse et n’offre donc aucune compensation, tout juste une liste d’hôtels à proximité de Punta Cana. Nous prenons un taxi (25 dollars) qui nous mène à l’hôtel de Barcelo Beach (260 dollars la nuit). La bàs, on booke un vol Fort Lauderdale-Burbank, Californie pour Zeenat pour dimanche matin (400 dollars). Pour ma part, impossible de booker un vol pour NY au départ de Miami, tous les vols sont surbookés. L’angoisse monte. On booke une nuit d’hôtel à proximité de l’aéroport de Fort Lauderdale (240 dollars) où j’espère pouvoir trouver un vol le dimanche.
Samedi 17 mars : On reprend un taxi pour rejoindre l’aéroport de La Romana (110 dollars). Arrivés devant le guichet de la Romana, on me propose un vol Miami-JFK opéré par Turkish Airlines pour le compte d’American Airlines. Je pars le dimanche matin à 7.05 et j’arrive à JFK à 10.00. Gros soulagement. On arrive donc à Miami le samedi après midi à 18h20. Zeenat repartait de Fort Lauderdale le lendemain tandis que je repartais de Miami. Comme nous avions déjà réservé une nuit d’hôtel à proximité de l’aéroport de Fort Lauderdale que nous ne pouvions annuler, nous nous y rendons en taxi (plus de shuttle disponibles à cette heure là) pour 100 dollars. On arrive à l’hôtel, on va manger et on se couche épuisés.
Dimanche 18 mars : Levés à 4h du matin, on se sépare. Zeenat se rend à l’aéroport de Fort Lauderdale et moi je me rends une nouvelle fois à Miami (100 dollars) en ne me doutant pas que j’étais sur le point de vivre la journée la plus éprouvante de mon existence.
Arrivé à l’aéroport, c’est le chaos total dans le terminal d’American Airlines. Clairement, ca ne sent pas bon. Je m’enregistre pour mon vol Turkish Airlines, qui s’avère être un un vol fantôme qui n’a jamais existé. On me bascule sur un autre vol mais à ce moment là, on ne m’indique jamais que je suis placé en liste d’attente. Je me rends devant la porte d’embarquement et là, stupeur, je n’ai pas de numéro attribué sur ma boarding pass. Ca commence vraiment à sentir le roussi. Je me renseigne et j’apprends officiellement que je suis sur la liste d’attente, au même titre que 170 autres passagers soit la capacité d’un Boeing 737. Je rate ce premier vol. Puis toute la journée, je me suis présenté successivement à tous les vols (une dizaine) pour JFK ou La Guardia, en vain. A 21h30, épuisé, affamé, extenué, énervé, dépité… je me rends au dernier vol en partance pour JFK. Et là encore, sans succès. Je m’apprête donc à passer une deuxième nuit à Miami et cette fois, j’entends bien la passer à l’aéroport car j’estime avoir dépensé assez d’argent dans cette histoire. Je suis fatigué, à bout de force, je suis à l’aéroport depuis 19h et je n’en peux plus. Ils sont plus de 140 encore dans mon cas, des familles, des enfants, des personnes âgés qu’American Airlines a traité avec le plus grand mépris. ![]()
Avec la sagesse qui la caractérise, Zeenat prend alors les choses en mains parce que je ne suis plus en mesure de réfléchir de façon censée. Elle me booke un vol au départ de Fort Lauderdale pour JFK le lendemain midi (300 dollars) ainsi qu’une nuit d’hôtel a Fort Lauderdale (200 dollars). Il est 23h30, je n’argumente pas, je prends un taxi (100 dollars) en ne sachant pas trop bien où est ma valise à ce moment là et je m’endors comme une masse en arrivant a l’aéroport.
Lundi 19 mars: Mon vol part a 12h40, j’arrive à l’aeroport à 10h30. Mon vol est retardé mais qu’importe, je ne suis plus à ca prés. Arrivé a NY, je me rends au terminal d’American Airlines pour espérer récupérer ma valise. Et là encore c’est le chaos total, le terminal est rempli de bagages en stand by. Je me dis alors que j’ai bien de la chance d’avoir pu rejoindre NY car il est clair que beaucoup de mes camarades d’infortunes sont toujours à Miami, dans l’attente. Par chance, je retrouve rapidement ma valise et je quitte JFK en jurant de ne plus jamais voler sur American Airlines. Je vous invite également à boycotter cette compagnie avec la plus grande virulence. Cela n’en restera pas là, j’ai bien l’intention d’écrire une lettre et de contacter le service client. Mais je sais bien qu’il y a peu de chances pour que l’on récupère les 1900 dollars dépensés lors de cette mésaventure.
Dans mon malheur, j’en oublierai presque de vous dire que mes vacances à Punta Cana étaient absolument géniales. Mais depuis American Airlines est passé par là et ca parait tellement loin maintenant, presque anecdotique.
22:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Si seulement j'avais pu faire quelque chose pour votre avion, je l'aurais fait avec plaisir et très vite !!! je rigole !!! J'ai compris la référence cinématographique. je ne suis pas si inculte.
J'ai retrouvé ta verve et j'ai apprécié la défense du PSG. C'est du vrai supporter
Bisous
Ecrit par : mum | 23.03.2007
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